Les élus Front de Gauche demandent le maintien des financements pour l'enseignement en Langue des Signes

Publié le par Gaylord Le Chequer

Les élus Front de Gauche demandent le maintien des financements pour l'enseignement en Langue des Signes

Année scolaire 2015-2016 :
les classes en Langue des Signes Française (LSF) menacées,
que deviendront les 10 000 enfants sourds scolarisés ?

Malgré plusieurs rencontres pendant les deux dernières années avec les associations de parents d’enfants sourds et malentendants, tant le ministère de l’Éducation nationale, que celui de la Santé, refusent de financer dès l’année scolaire 2015-2016 la scolarité en langue des signes françaises (LSF) de l’école primaire au lycée.

Le gouvernement argue des difficultés économiques, du poids de la dette et des restrictions budgétaires pour justifier ces économies de bout de chandelle sur des enfants en situation de handicap. Il exhorte les associations à chercher des financements alternatifs, à partir en quête de mécènes et laisse entendre que les municipalités - déjà affaiblies par d’importantes baisses de leurs dotations budgétaires - pourraient suppléer à ce désengagement irresponsable de l’État.

Qu’en est-il dans tout ça, de l’Éducation nationale, de la responsabilité de l’État de garantir une scolarisation gratuite et obligatoire pour tous les élèves ? Les rares classes en LSF existantes sont menacées et c’est un crime signé du nom d’austérité !

Prés d’une dizaine d’enfants de Montreuil verraient leur accès à l’enseignement remis en cause, tandis que 10 000 élèves, dont 500 pratiquant la langue des signes, seraient concernés dans le pays par ces choix budgétaires inacceptables !


Dans notre pays, 85 % de la population sourde à de grosses difficultés d’accès au français écrit. Est-ce le sort que l’on veut réserver à ces enfants, souhaite-t-on les priver d’enseignement et de perspectives d’avenir ? Pourtant, un enfant sourd a les mêmes capacités d’apprentissage, seule diffère la langue dans laquelle on les lui enseigne !


Nous appelons le gouvernement à retrouver la voie de la sagesse, et maintenir les financements permettant dans 13 écoles primaires, 4 collèges et 3 lycées à travers la France de proposer un enseignement en Langue des Signes Française et à en ouvrir d’autres, permettant ainsi à tous les enfants sourds de France d’accéder aux savoirs scolaires où qu’ils vivent.

Il en va des missions d’une Éducation réellement nationale, sans discrimination aucune entre entendants et malentendants !


Belaïde BEDREDDINE​ Adjoint au maire délégué à l'éducation

Danièle CRÉACHEADEC
​ Conseillère déléguée à la petite enfance
​et au handicap

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