Vote des taux de la fiscalité : le coup de massue perdure sans amélioration du service rendu au public

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VOTE DES TAUX DE LA FISCALITE POUR 2012

LE COUP DE MASSUE PERDURE

SANS AMELIORATION DU SERVICE RENDU AU PUBLIC

 

 

Les taux qui ont été votés jeudi dernier, présentés comme stables, sont en réalité calqués sur la décision de la majorité municipale d’augmenter les impôts locaux de 8 à 12 % il y a de cela 2 ans. Contrairement donc à la présentation ensorceleuse qui nous a été faite, le coup de massue de 2010 perdure en 2011 et se prolongera donc sur 2012…Pour quels résultats ?

 

Partons du principe, fantasmagorique, que cette augmentation aurait pu être - ou pourrait être - bénéfique aux Montreuillois tant ils pourraient mesurer l’amélioration de leur vie quotidienne et du service rendu aux habitants… Faisons-nous les portes paroles des élus de la majorité et laissons dire que, ce recours à l’impôt permet, selon madame Zeidenberg et monsieur Petitjean de « restaurer la capacité d’investissement » de notre ville.

 

Une fois ces paroles assénées, vérifions… Et revenons sur le vote du budget 2012. Que disait-il ? Sur quelles bases était-il construit ?

 

  • * sur une hypothèse d’accroissement massif du recours à l’emprunt pour permettre à la majorité d’équilibrer le budget pour 2012 passant de 6,5 millions d’euros d’emprunts en 2009 à 39,5 millions d’euros aujourd’hui.

 

  • * sur une part réelle d’autofinancement de la ville qui s’élève au pire à 8% au mieux… à 11 % seulement du montant global d’investissement

 

Mais alors… à quoi servent les 62.9 millions d’euros prélevés dans les poches des montreuillois si à peine 10 millions sont concrètement investis cette année ?

 

Si, contrairement aux promesses, la hausse d’impôts n’a pas permis de dégager les marges indispensables à la réalisation des investissements futurs pourquoi maintenir des taux aussi élevés ? Pour un renforcement du service public communal ? Pour le financement de la politique sociale en direction du personnel ? Bien sûr que non puisque la municipalité sabre la subvention du COS pour cela. Mais alors, où va cet argent, ou va l’argent des Montreuillois si ce n’est au financement de projets dont les budgets dérapent au fil des mois ?

 

Ainsi l’argent pris dans la poche des Montreuillois n’a pas permis de dégager les marges nécessaires pour investir dans l’avenir alors que, à l’instar du budget pour la réalisation du parc aquatique de plein air ou encore de celui consacré aux travaux d’aménagement du futur cinéma municipal Georges Méliès et aux travaux pour l’école Voltaire, les finances publiques dérapent sévèrement, les budgets explosent.

 

Voilà la réalité et nous estimons que ce n’est pas aux Montreuillois de payer cet amateurisme qui plombe les finances de la ville et plombe les portes monnaies des Montreuillois. Pour être juste et comprise une augmentation des impôts doit être efficace. Ce n’est pas le cas .

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