Violence et insultes au conseil municipal : réaction des groupes PC,FASE, PS, RGC, PG et RSM

Publié le

 Image1111

 

 

La violence et l’insulte ne sont pas une issue normale du débat démocratique

 

 

 

Jeudi 20 décembre 2012, lors du conseil municipal de Montreuil, alors qu’une suspension de séance venait d’être prononcée par la maire après un débat politique sans concession sur la situation au sein du cinéma municipal Méliès, deux adjoints à la maire s’en sont pris violemment à l’un des élus de l’opposition municipale.


Nous, élus des minorités et de l’opposition, condamnons fermement ces graves débordements qui entachent sérieusement les valeurs de la République.

 

Les échanges d’arguments politiques ne justifient pas et ne justifieront jamais de telles violences verbales et physiques.

 

Tous les élus des minorités et de l’opposition ont ainsi exigé des excuses publiques de la part de la maire et de ses adjoints. Même si ces graves incidents se sont déroulés en salle du Conseil municipal et sous les yeux d’une assistance citoyenne fournie, Dominique Voynet (qui a pourtant assisté à une partie de la scène) a refusé de revenir sur le sujet, sous prétexte qu’il s’était produit en dehors du temps de la séance du conseil. L’incident aurait pu être clos facilement par des excuses publiques, si la maire n’avait pas rejeté cette juste demande.

 

Face à une telle légitimation de la violence physique et verbale, les élus des minorités et de l’opposition ont solennellement annoncé leur départ de la séance, rendant de ce fait le déroulement du Conseil municipal caduque, faute de quorum puisque plusieurs élus de la majorité municipale étaient absents ce soir-là.

 

C’est en catastrophe que les membres du cabinet de la maire sont alors allés réveiller quelques élus de la majorité à leur domicile, afin qu’ils viennent garnir in extremis l’assemblée municipale pour essayer d’atteindre le quorum et ainsi voter toutes les délibérations inscrites à l’ordre du jour.

 

Dominique Voynet, qui prétend « faire de la politique autrement » a une nouvelle fois démontré, tant sur la gestion du débat sur le Méliès, que sur la suite du Conseil municipal, que cette devise n’était vraiment plus qu’un slogan.

 

Nous condamnons fermement ce simulacre de démocratie. L’avant-dernier budget du mandat aura donc été débattu et voté par les seuls membres de la majorité municipale, en l’absence des 23 élus des minorités et de l’opposition.


 


Pour aller plus loin sur le même sujet : ce matin, le Parisien dans son édition Seine-Saint-Denis titrait : "On a frôlé la bagarre au Conseil Municipal de Montreuil"

 

Pour lire l'article cliquer ici


Publié dans Communiqués de presse

Commenter cet article