Vidéosurveillance : le conseil municipal une nouvelle fois méprisé

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COMMUNIQUE DE GAYLORD LE CHEQUER

Président du Rassemblement de la Gauche Citoyenne

et du Groupe des élus RGC/PG 

 

 

Vidéosurveillance :

le Conseil municipal une nouvelle fois méprisé

  

 

 

Ainsi donc, la Maire aurait d'ores et déjà tranché la question de savoir si, oui ou non et avec quelles précautions, seraient installées sur l’espace public communal des caméras de vidéosurveillance. Une convention aurait été signée, sans l’avis du Conseil municipal, sans concertation avec les agents de la tranquillité publique ni même avec les commerçants qui en avaient fait une de leurs revendications suite à plusieurs braquages intervenus en centre-ville.

 

Une fois encore, Dominique VOYNET méprise notre assemblée municipale alors qu’elle s’était engagée à remettre à plat l’ensemble de la politique municipale en matière de tranquillité publique et à inscrire cette question à l’ordre du jour du conseil municipal du 4 juillet. Un engagement qui faisait suite à la mise à pied de son directeur de la tranquillité publique auquel elle entend faire porter la responsabilité de l’échec de la politique municipale en la matière.

 

Pour notre part, nous considérons que la mise en place de points de vidéosurveillance doit être débattue et décidée au terme d’un débat plus large que cette seule question sauf à considérer que la caméra serait plus efficace que la présence humaine. Sauf à considérer qu’une ville doit se substituer à l’Etat dans la conduite de ses missions régaliennes.

 

Or, Dominique VOYNET aurait tranché cette question, seule, alors même que les anglais reconnaissent le fiasco de la vidéosurveillance qui n’éviterait que 3 % des délits sur la voie publique. Alors qu’en France, la CNIL elle même tire la sonnette d’alarme sur le risque de dérives liées à l’inflation de ce genre d’équipements et à l’absence de réglementation précise quant à son utilisation.

 

C’est à cette dérive que s’expose Montreuil en choisissant, comme d’habitude, la précipitation sans écouter et sans concerter et surtout sans poser cette question dans un débat et une approche plus large en matière de politique publique de tranquillité.

 

Dans cette affaire, nous avons bien compris que la Maire s’était lancée dans la course à l’échalote avec son ancien ami - aujourd’hui député –  qui s’était saisi de cette question lors de la visite du Ministre de l’intérieur. Cette surenchère électoraliste de la part de Dominique VOYNET est dangereuse et témoigne d’une grande fébrilité de la part de notre édile. Elle relève de l’agitation préélectorale plutôt que d’une vraie réponse aux préoccupations de nos concitoyens dont la tranquillité et le quotidien ne s’amélioreront pas avec 5 caméras posées en centre ville, place Jacques DUCLOS.

Publié dans Communiqués de presse

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