TVA Sociale : on morfle, ils s'engraissent - Tribune de G. LE CHEQUER

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TVA sociale : on morfle, ils s’engraissent

 

Tribune de Gaylord LE CHEQUER

Président du Rassemblement de la Gauche Citoyenne

Président du groupe des élus Rassemblement de la Gauche Citoyenne et Parti de Gauche

 

 


Aux ordres du dernier caprice présidentiel, le gouvernement et la majorité parlementaire UMP / Nouveau Centre sont priés d’instaurer une TVA outrageusement qualifiée de « sociale ».

 

Cette mesure serait le remède secret dégainé par Nicolas SARKOZY à quelques mois des élections, pour lutter contre les délocalisations et pour rendre nos entreprises plus compétitives.

 

Evidemment, personne n’est obligé de croire à ce nouveau mensonge… D’ailleurs, même à l’UMP personne n’y croit, pas même Gilles CARREZ, le député UMP et rapporteur du budget qui est allé jusqu’à mettre les pieds dans le plat en estimant que « cette mesure profitera bien davantage aux sociétés de service qu'à l'industrie » et en particulier les « activités financières ».

 

Ce projet de TVA dite sociale n’a en effet d’autre objectif que d'alléger les prélèvements des employeurs pour augmenter ceux des ménages. Cette mesure est une nouvelle attaque contre la protection sociale et contre les ménages modestes. Le coût de la TVA qui passerait donc de 19,6% à 21,2% pèsera bien plus sur le pouvoir d’achat de ces derniers que sur celui des ménages aisés qui épargnent une part importante de leurs revenus.

 

Dans son édition du jour, le journal Le Monde va encore plus loin et décortique la mesure Sarkozy et ses effets attendus. Sous le titre « Qui va y gagner, qui va y perdre », Le Monde souligne que les transferts de charges « auront des impacts concrets sur le pouvoir d’achat des Français mais pas de la même manière pour tous ».

 

Catégorie par catégorie, Le Monde détaille la manière dont la mesure va faire des gagnants et des perdants. Vous l’aurez compris… les gagnants ce sont : "les employeurs"  au grand satisfécit du Medef qui soutient fermement ce projet. Selon les estimations du journal la banque et la finance seront parmi les grands gagnants et devraient empocher "700 millions d'euros, soit plus que des secteurs comme l'agroalimentaire, l'automobile ou l'industrie des biens de consommation."

 

Mais, alors… qui seront les grands perdants ? La réponse est évidente… vous, nous, eux, les salariés, les précaires, les fonctionnaires, les allocataires, bref, à la finale plus de 70 % de la population va morfler. 

 

Pour nous, au Front de gauche, pas question de soutenir ce projet. Il est temps de mettre fin aux privilèges inouïs et contraires à la démocratie qui nous placent sous la menace de crises financières incessantes et de politiques d’austérité désastreuses comme cela se déroule aujourd’hui même, sous nos yeux, en Grèce.

 

Le Front de Gauche avance d’autres mesures, concrètes, qui permettront de mettre en place une nouvelle réglementation bloquant la spéculation et la financiarisation de toute l’économie. Avec le Front de Gauche, nous agirons pour changer les missions de la Banque centrale européenne et créerons en France un pôle public bancaire et financier qui agira pour l’emploi et les salaires, contre les délocalisations et la spéculation.

 

Avec notre candidat, Jean-Luc MELENCHON, nous nous engageons pour l’interdiction des licenciements boursiers, pour le droit de reprise des salariés en cas de délocalisation, pour la mise en place de visas sociaux et écologiques ou encore pour l’obligation de rembourser les aides publiques pour les entreprises qui délocalisent.

 

Le temps des "navettes parlementaires", puis que le décret soit sur le bureau du Président de la République pour être signé avant que n'entre en vigueur cette mesure, laisse un autre temps, celui du peuple. Avec le Front de Gauche, faites entendre votre voix, dites non à la TVA Sociale.

 

 

Pour aller plus loin sur le sujet quelques articles : Le Monde

                                                                        Challenges


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