Trois administrateurs de la SEM "M2S" démissionnent

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3 administrateurs de Montreuil Stationnement Service (M2S)

désapprouvent le sort réservé à cette S.E.M. et à ses salariés

et démissionnent de leurs mandats

 

Communiqué de Murielle BENSAID (groupe des élus communiste /FASE),

Gaylord LE CHEQUER (groupe des élus RGC/PG) et Christine PASCUAL (groupe des élus RSM)

 

 

Le 29 mars dernier, la municipalité décidait de retirer sa confiance à la SEM M2S qui assure depuis de très nombreuses années et sans que ne puisse lui être reprochée la moindre défaillance, la gestion de plusieurs parkings couverts de la ville ainsi que le stationnement payant sur voirie. C’est à un groupe privé, EFFIA, que la ville a donc décidé de confier cette délégation de service public (DSP).


Présidente de la SEM, Fabienne VANSTEENKISTE, par ailleurs adjointe à la maire déléguée à l’espace public et aux déplacements déclarait pourtant attacher « une grande importance au partenariat établi entre la ville de Montreuil et M2S car, de la politique de stationnement dépend très largement la qualité de vie dans l’espace public dont [elle a] la charge. » Mais ça, c’était avant.


Aujourd’hui, la SEM privée des ressources liées à la mise en œuvre de la DSP, se trouve dans l’incapacité de poursuivre son activité et cherche à brader ce qu’il reste de ses activités d’exploitation. Pire encore, elle est contrainte de se séparer de son personnel par un plan de licenciements économiques.


Dominique Voynet ne peut se cacher derrière les règles de la concurrence libre et non faussée pour tenter d’excuser sa décision. Evidemment, personne ne demandait à la maire et à ses élus de tricher avec les règles de droit. Mais la Commission de délégation de service public, chargée d’examiner les offres en compétition pour la délégation de service public, avait pointé des différences non négligeables entre les entreprises candidates qui ne disqualifiaient pas « automatiquement » la société M2S et qui permettaient ainsi à la majorité municipale d’avoir un choix réel entre les offres.


Aujourd’hui, la réalité est difficile à assumer pour les élus de la majorité municipale qui sont majoritaires au sein du Conseil d’administration de la SEM.

Liquidation de la SEM, licenciements économiques, nécessité de brader au privé des salariés et des activités menées dans le cadre d’une mission de service public ; telles sont les conséquences concrètes d’une décision politique lourde de conséquences et que nous continuons de contester.


Pour tenter de masquer cette réalité, la ville demande à ses représentants de décider une « gestion extinctive de la SEM », de « donner tous pouvoirs » à la Présidente pour liquider activités et personnel et prévoit même de modifier les statuts de la SEM pour évincer 4 élus du conseil d’administration et de limiter la participation d’administrateurs privés à la seule Présidente de la SEMIMO, elle-même élue de la majorité municipale.


Pour nous, l’objectif est limpide : liquider sans faire de vague et à l’abri des regards.


Elus par le conseil municipal pour participer à l’administration d’une SEM qui n’a pas  failli dans ses missions de service public, nous refusons d’avoir à assumer et gérer les conséquences pratiques d’une décision politique inique !


Nous refusons de cautionner les pratiques en cours qui conduisent à mener des procédures de licenciements contestables et négociées individuellement. Nous refusons de cautionner une liquidation mal assumée. Nous refusons de cautionner et d’accompagner une procédure qui entérine un choix de privatisation et qui - à terme conduira, sans aucun doute à une dégradation du service au public comme c’est le cas avec la gestion cafouilleuse du nouveau parking de la mairie.


Pour toutes ces raisons, nous avons voté contre l’ensemble des résolutions soumises au vote du Conseil d’administration qui se tenait ce jeudi soir et avons pris, avec gravité, la décision de démissionner de nos mandats d’administrateurs de la SEM laissant aux élus de la majorité le soin d’assumer les conséquences de leurs actes et de leurs décisions politiques.


Nous resterons mobilisés aux côtés des salariés et sommes prêts à apporter notre soutien à tout recours juridique qu'ils pourraient être amenés à engager pour faire valoir leurs droits.


 

Murielle BENSAID, Gaylord LE CHEQUER et Christine PASCUAL

Publié dans Communiqués de presse

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