Tribune à l'occasion du 3ème anniversaire de l’élection de D. VOYNET : un système déjà usé

Publié le

gateau_anniversaire.jpg gl1

TRIBUNE DE GAYLORD LE CHEQUER

  Président du Rassemblement de la Gauche Citoyenne

RGC logoWEB

Conseiller municipal de Montreuil

  

 

 

3ème anniversaire de l’élection de D. VOYNET : un système déjà usé

 

 

Le 16 mars dernier marquait le 3ème anniversaire de l’élection de Dominique Voynet à Montreuil et l’entrée dans la seconde moitié d’un mandat chaotique.

 

Deux évènements, parmi d’autres, sont venus perturber ce jubilé et ont eu pour conséquence de plonger Dominique Voynet et une poignée de ses proches conseillers dans ce que les psychanalystes appelleraient « le déni » et qui se caractérise en un mode de défense, où les sujets refusent de reconnaître la réalité.

 

Les antécédents remontent à mars 2008 avec cette volonté chevillée au corps de nier, de réécrire ou encore de caricaturer le passé dont quelques mauvais conseilleurs suggéraient à Dominique Voynet de faire table rase. Ainsi, l’histoire municipale serait passée de l’ère de la dictature bolchévik à celle d’une démocratie exemplaire qui devait rompre avec un fonctionnement qualifié d’« autocratique ». Les Montreuillois devaient comprendre qu’ils avaient « changé de régime ».

 

Drapée dans les habits de la conquérante, Dominique Voynet avait alors promis de « déverrouiller l’information, la concertation ou encore la participation »…

 

Au regard des récents évènements, c’est une fois encore loupé !

 

Ainsi, le dimanche 27 mars dernier… il ne s’est rien passé. Le second tour des élections cantonales à Montreuil n’a pas eu lieu et ne mérite pas d’être évoqué dans le journal municipal pas plus qu’en introduction des deux conseils municipaux qui ont suivi ce second tour pourtant riche d’enseignements… Dominique Voynet continue, elle fonce, tête baissée faisant fi du coup de semonce électoral.

 

Ainsi, le samedi 19 mars, 24h avant le premier tour des élections… qui passe pour une broutille alors que le Premier-adjoint de Dominique Voynet, le second en l’espace d’un an, officialise sa démission qui était en gestation depuis l’été dernier. Les raisons de ce départ seront très certainement expliquées par l’intéressé lui-même le jour venu, il n’en reste pas moins que le fait politique est étouffé comme pour mieux masquer la poursuite de l’isolement de Dominique Voynet.  

 

Dans de telles circonstances, on pouvait raisonnablement l’imaginer en proie aux doutes et aux remises en question sur ses pratiques et certaines de ses décisions. Force est de constater que c’est tout le contraire qui est en train de se passer. La citadelle assiégée se replie sur elle-même.

 

C’est bien la démonstration que nous avons là, en à peine 3 ans de mandat, « un système bloqué, centralisé, hiérarchisé, basé sur la méfiance  […] un système [déjà] usé » pour paraphraser le programme municipal de Dominique Voynet qui cherchait à discréditer les 25 années de gestion municipale de Jean-Pierre Brard.

 

Face à cet échec et à l’incapacité de Dominique Voynet à redresser la barre d’un navire à la dérive, nous avons, tout au plus, trois ans devant nous pour conduire un changement radical de pratiques politiques et pour bâtir une alternative crédible, renouvelée et respectueuse de chacun. Les compétences et les intelligences existent, dans leurs diversités. Il nous appartient d’en faire une force collective pour préparer l’avenir.

Publié dans Tribune

Commenter cet article

Thierry Berkover 15/04/2011 00:01


Si D.V. se faisait DRH, avec un peu d'introspection, elle s'outplacerait tant il est clair que le principe de Peter (*) (plus haut que son séant !) a trouvé très rapidement son illustration en sa
personne. De fait, sa mentalité d'assiégée, en fournit une preuve magistrale (si l'on peut parler ainsi à son endroit)
Thierry Berkover
(*) Principe de Peter : dans une organisation, les gens sont promus jusqu'à atteindre leur seuil d'incompétence (D.V. n'est pas isolée dans l'équipe à répondre au principe...)