Rafle du Vél d’Hiv : Un fait historique anecdotique pour la majorité municipale ?

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

    Gaylord LE CHEQUER                 Alexie LORCA                             Juliette PRADOS

      Président du groupe                 Présidente du groupe socialiste                Conseillère municipale

Gauche Unie et Citoyenne                                                                          Parti de Gauche

 

 

Rafle du Vél d’Hiv :

Un fait historique anecdotique pour la majorité municipale ?

 

 

C’est la question que nous nous sommes posés en constatant l’incompréhensible absence de la Maire et de sa majorité municipale lors de la commémoration organisée dimanche matin à Montreuil.

 

L’an passé, une poignée d’élus de la majorité avait bravé les consignes de boycotte assénées par la maire et un semblant de soutien logistique avait encore été porté au foyer des anciens combattants de Montreuil pour l’organisation de cette cérémonie.

 

Cette année, le service minimum n’était même plus assuré. La section locale de la Fédération nationale des déportés, internés résistants et patriotes de Montreuil a dû assumer, seule, l’organisation de cette cérémonie et a pu compter sur la seule présence d’élus et de représentants des minorités municipales.

 

De leur côté, les élus de la majorité ont tout simplement boycotté cette cérémonie renvoyant ainsi la rafle de 13 000 Juifs par la police française au rang d’un fait mineur qui ne justifierait pas l’engagement de la puissance publique municipale et la présence d’un éminent membre du Sénat par ailleurs maire d’une importante ville d’Ile de France.

 

Dominique VOYNET devrait pourtant se rappeler le discours de Lionel Jospin, alors premier ministre d’un gouvernement auquel elle appartenait et qui déclarait lors de la cérémonie du Vel' d'Hiv à Paris le 20 juillet 1997 : « Par cette journée, nous observons le "devoir de mémoire". Je crois en ce devoir. J'y vois une exigence républicaine. Comme le soulignait, avec tant de force, le prix Nobel Elie Wiesel : "Oublier, c'est se choisir complice".


Nous ne voulons pas oublier. Parce que la seule tombe des victimes de la rafle du Vel' d'Hiv', c'est notre mémoire. Parce que les bourreaux atteindraient leur but, si les victimes disparaissaient de notre conscience pour se fondre dans la nuit et le brouillard de l'oubli. Parce que les familles des victimes ont droit à la solidarité de la République.


La mémoire est une exigence républicaine : elle est l'un des fondements de notre identité nationale. Il n'y a pas de nation sans mémoire.
 »

 

Remise en cause du soutien de la ville au foyer des anciens combattants et baisses drastiques de ses subventions en 2009 puis en 2010, suppression de nombreuses cérémonies du souvenir du calendrier officiel des initiatives municipales, absence des élus de la majorité à des commémorations républicaines, constitutives de notre histoire et de notre mémoire collective, autant de faits et d’actes inquiétants, que nous condamnons et qui font partie de ces désaccords fondamentaux qui existent entre nous et la majorité municipale.

 

Une fois encore, nous renouvelons notre soutien déterminé à ces associations et personnalités engagées qui consacrent leur temps à perpétuer le souvenir, à informer inlassablement les élèves des collèges et lycées de la barbarie de la guerre, du nazisme et grâce auxquelles notre Histoire, fondement de notre avenir, peut être célébrée et pérennisée.  

 

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