Qu'ont-ils fait de nos impôts ?

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Qu’ont-ils fait de nos impôts ?

 

Le 23 juin dernier, le Conseil municipal votait le compte administratif pour l’année 2010. Ce document comptable et purement technique permet de comparer les prévisions ou autorisations inscrites au budget aux réalisations effectives en dépenses et en recettes. Ce comparatif permet de dresser un état des lieux précis des décisions politiques prises tout au long de l’année.

 

Pour 2010, indiscutablement, le point marquant du budget résidait dans la décision de la majorité municipale d’augmenter les impôts locaux de 8 à 12 %.

 

Le compte administratif devait donc faire apparaître les bienfaits supposés sur les finances communales et sur le service rendu à la population, de cette vertigineuse augmentation des impôts.

 

Nous devions donc retrouver au chapitre des recettes de fonctionnement de l’exercice un résultat fortement et positivement impacté.

 

Qu’en est-il ? La réponse figure page 4 du compte administratif avec le constat que le montant réel des recettes de gestion courante baisse de près de 2,5 millions d’euros et cela malgré la hausse substantielle des impôts.

 

A cette bizarrerie s’en ajoute une seconde,  puisque, d’après le tableau figurant dans ce compte de résultat, la section impôts et taxes affiche une hausse de + de 20 % entre 2009 et 2010 alors que le chapitre impôts locaux serait lui en baisse de 28,8% par rapport à 2009. Un tour de passe-passe surprenant.

 

Mais, plus gênant encore, ce compte administratif met à mal tout l’argumentaire déployé pour justifier l’augmentation des impôts : il fallait « restaurer la capacité d’investissement » et c’est en allant ponctionner dans les poches des montreuillois que la majorité entendait atteindre cet objectif.

 

Or, malgré l’excellente conjoncture des taux particulièrement bas en cette période et un programme d’investissement qui n’intègre pas encore les coûts d’investissement des principaux projets du mandat (Parc Aquatique, groupe scolaire de l’ilot 104, Quartier les Hauts de Montreuil, etc.) le compte administratif est tout juste équilibré. Les investissements en 2010 n’ont péniblement grimpé que d’un petit million d’euros alors que les recettes dégagées par l’augmentation de la fiscalité locale ont permis de percevoir plus de 6 millions d’euros.

 

Ainsi donc, contrairement aux promesses la hausse d’impôts n’a pas permis de dégager les marges indispensables à la réalisation des investissements futurs dont les budgets dérapent au fil des mois.

 

Contrairement aux rodomontades de monsieur CUFFINI, ce que nous retenons pour notre part c’est que ce budget 2010 ne passe que grâce aux 3,5 millions de taux d’intérêts économisés et alors même que tous les indicateurs montrent que 2011 devrait être beaucoup moins favorable avec la remontée des taux. 

 

Ce que nous retenons, c’est que l’argent pris dans la poche des Montreuillois n’a pas permis de dégager les marges nécessaires pour investir dans l’avenir alors que, à l’instar du budget pour la réalisation du parc aquatique de plein air ou encore de celui consacré aux travaux d’aménagement du futur cinéma municipal Georges Méliès et aux travaux pour l’école Voltaire, les finances publiques dérapent sévèrement, les budgets explosent avant même le premier coup de pioche.

 

Derrière les discours emberlificoteurs, la réalité finit toujours par se voir. L’augmentation des impôts a été inefficace pour les finances locales en plus d’être parfaitement injuste pour les Montreuillois qui font le constat, comme nous, que la qualité du service rendu ne s’améliore pas.

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