PSA Peugeot Citroën : 10 000 salariés sur la sellette d’un côté ; 2 980 millions en poche de l’autre !

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Communiqué de Gaylord LE CHEQUER

Conseiller municipal de Montreuil

 Président du Rassemblement de la Gauche Citoyenne


 

PSA PEUGEOT CITROEN :

10 000 salariés sur la sellette d’un côté ;

2 980 millions en poche de l’autre !

 


L’annonce est tombée ce matin, brutalement, mais malheureusement sans grandes surprises. Le groupe PSA Peugeot Citroën est sur le point de mettre à la porte 10 000 salariés dont 8 000 en France d’ici 2014. Si rien n'est fait, le site de production d’Aulnay sous Bois serait la première victime d’un véritable carnage social.

 

Alors que nous aurons tous les yeux rivés sur le devenir du site et sur le sort réservé aux salariés de cette entreprise qui ont d’ores et déjà annoncé leur détermination à se battre pour sauver leur entreprise et leurs emplois ; d’autres, plus cyniquement, auront certainement les yeux rivés sur le cour de la bourse et sur la valeur des actions du constructeur.

 

Comment, en effet, ne pas être écœurés par cette annonce qui intervient au lendemain de la publication, par le magazine Challenges, du classement 2012 des 500 plus grandes fortunes de France ? Alors que le Comité central d'entreprise et la direction du groupe annonçaient leur décision aux représentants du personnel, le groupe Famille Peugeot, avec à sa tête Robert Peugeot qui possède plus de 30% des parts de la société, pouvait sabrer le champagne en découvrant que PEUGEOT SA Automobile Paris venait se de hisser au 36eme rang des grandes fortunes françaises avec 2 980 Millions d’euros en poche.

 

Allez nous expliquer que c’est la crise et que les caisses de l’entreprise sont vides alors que les actionnaires, de leur côté, se remplissent les poches et se gavent.

 

Sont-ce aux 10 000 salariés de faire les frais "des mesures de redressement" imposées après une baisse des ventes en 2011 ?

 

Pour sauver la filière automobile, comme dans bien d’autres cas, de l’argent, il y en a il faut savoir taper là où il faut. Si on distribuait moins d’argent aux actionnaires, il y aurait de quoi investir et donc de faire face à la concurrence internationale tout en payant mieux les travailleurs. C’est sur ce point que la gauche, toute la gauche doit mener une bataille idéologique et concrète.

 

Il est très bien que le Président de la République et le Premier Ministres aient renoué avec le dialogue social si méprisé ces cinq dernières années. Ils ont maintenant, face à eux, l’un des nombreux cadavres sociaux laissés sous le tapis par Nicolas SARKOZY et François FILLON, puisqu’il semblerait que plus de 45 000 postes de travail soient en jeu dans quarante-six entreprises en France.

 

Dans bon nombre de ces entreprises, il s’agit en fait de licenciements ou de fermetures uniquement pour des raisons financières ; ce ne sont pas des entreprises en difficulté.

 

Des mesures concrètes et d'urgences peuvent être prises. Le programme du Front de Gauche en contient deux. La première est la création d’un droit de veto suspensif des représentants du personnel dans ces entreprises, de manière à pouvoir proposer des contre-plans.

 

La seconde mesure est d’accorder un droit de préemption de l’activité par les salariés, notamment sur les entreprises qui sont utiles à la nation. De cette manière, les intérêts de la finance ne prévaudront pas sur les besoins sociaux et les nécessités écologiques.

 

Il y a urgence, c’est l’avenir de la filière automobile qui est en jeu mais ce sont surtout 10 000 individus et leurs familles !

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