Montreuil Vraiment et les agents de la ville : Une longue histoire… de désamour !

Publié le

RH

 

 

 

 

 

 

 

Montreuil Vraiment et les agents de la ville…

Une longue histoire… de désamour !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N’en déplaise à l’UMP et aux élus de la majorité municipale qui usent des mêmes ficelles pour tenter de décrédibiliser et de remettre en cause la légitimité d’un mouvement social sans précédent dans le personnel communal ; le préavis de grève qui couvre l’ensemble des services municipaux et cela dès dimanche, n’a rien de « préélectoral ». Il est, selon nous, la conséquence extrême de plusieurs années d’une gestion calamiteuse des ressources humaines dans notre ville.


Jamais, les élus de la majorité n’ont été en mesure de donner sens à leur action pour la rendre claire et lisible pour les agents du service public chargés de la mettre en œuvre. Jamais, les élus de la majorité, n’ont pris la mesure des souffrances qui ont découlées d’une « réorganisation » des services municipaux et de la mise en œuvre d’un nouvel organigramme des services aujourd’hui encore anxiogènes.


Et pourtant, nous n’oublions pas qu’en avril 2011, la Maire justifiait sa décision d’exclure les élus de la minorité des instances démocratiques de concertation avec les représentants du personnel (Comité Technique Paritaire et Comité d'Hygiène et de Sécurité) par le fait, entre autre, que nous avions pris l’initiative de rendre public le rapport de la médecine professionnelle et préventive qui mettait en lumière le fait qu’en matière « de souffrances au travail, tous les voyants sont au rouge ». Un rapport qui remonte à 2010 !  


Au lieu d’entendre nos alertes et d’en prendre la mesure, la marche forcée a été imposée, la caricature et les accusations de manipulations ont été préférées au dialogue social.  

 

Et pourtant, en 2011, les organisations syndicales dénonçaient déjà, unanimement, un « mode d'encadrement du personnel pathogène » lié notamment à la « désorganisation du travail et de l’administration ».

 

La défense et la promotion du service public passent par le respect des agents et une gestion des ressources humaines exemplaires. Nous en sommes bien loin. On le voit aujourd’hui encore avec des élus ou des proches de la majorité proférer des accusations gravissimes, publiques,  contre les agents du Méliès en violant le principe même de présomption d’innocence et en piétinant les règles élémentaires de justice.


Dans ce contexte, nous ne pouvons qu’apporter notre total soutien au mouvement engagé par les agents de la ville et qui s’étendra vraisemblablement dimanche.

 

Après cinq années d’une gestion calamiteuse des relations entre les élus et les agents du service public communal, il ne reste plus qu’un an à Dominique VOYNET et à son équipe pour faire la démonstration qu’ils sont, si ce n’est capables, pour le moins conscients des conséquences psychiques et sociales d’un « management » particulièrement agressif. Mieux vaut tard, que jamais.

 

Publié dans Communiqués de presse

Commenter cet article