Intercommunalité : Une construction en catimini

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TRIBUNE A LIRE CETTE SEMAINE DANS

 ET A RETROUVER DANS LE PROCHAIN NUMERO DE MONTREUIL A GAUCHE


Contrairement aux pratiques de certaines villes de la future intercommunalité, Mme VOYNET prive les Montreuillois du vrai débat démocratique qu’un tel projet méritait.

A Bobigny la maire organise pas moins de 14 réunions, dans toute la ville, pour prendre le temps du débat sur le fond avec les Balbyniens.­ A Montreuil, c’est service minimum : quelques articles dans le journal municipal, un questionnaire dans les boîtes aux lettres sans restitution sérieuse et une seule réunion publique, en centre-ville. Circulez, il n’y a pas à discuter !

Décidemment, la majorité a bien du mal à se donner les moyens de faire vivre la démocratie participative. La volonté politique manque, les moyens d’actions aussi. Or l’exercice ne peut se limiter au contrat que la municipalité passe avec les citoyens au moment des élections. Un mandat électoral n’est pas un chèque en blanc.

L’association de préfiguration mise en place en mai dernier pour préparer le passage à cette intercommunalité était supposée amener un peu de transparence et de concertation dans cette construction. Madame VOYNET en a exclu l’ensemble des élus de la minorité en leur refusant la possibilité de siéger dans cette instance.

Le territoire commun que nous aurons à partager et à faire vivre avec 8 autres villes ne peut se construire qu’avec ses habitants. Or les Montreuilloises et les Montreuillois ont été exclus de ce processus.

Notre restons tout à fait favorable au principe même d’une intercommunalité. La constitution d'une agglomération peut aider les villes membres à peser plus fortement sur les choix politiques, économiques, sociaux et institutionnels qui auront à s'opérer dans les prochaines années dans cette partie de la région parisienne, le tout dans un contexte social et économique particulièrement préoccupant.

Un référendum permettrait de valider ou d’infirmer démocratiquement les orientations décidées sans l’avis de la population, à défaut, la représentation des élus issus de l’ensemble des groupes de la minorité dans la future intercommunalité serait un premier pas. Nous le demandons !

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