Il n'y a plus de PLU, qui l'eut cru ? Réaction de G. LE CHEQUER à l'annonce de l'annulation du PLU par le Tribunal Administratif

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IL N’YA PLUS DE PLU : QUI L’EUT CRU ?

 

 

Réaction de Gaylord LE CHEQUER

à l'annonce de l'annulation du PLU par le Tribunal Administratif

 

 

Le tribunal administratif de Montreuil vient de prononcer l’annulation de la délibération votée en avril 2011 et portant adoption du Plan Local d’Urbanisme (PLU). Cette décision peut-être lourde de conséquences puisqu’elle est susceptible de conduire à un immobilisme regrettable pour les Montreuillois.

 

Si deux des trois motifs retenus par le juge n’ont que peu d’intérêt, le troisième, qui porte sur le fond, est particulièrement intéressant. Il découle en effet du recours introduit notamment par l’Association des Murs à Pêches, qui avait relevé l’absence de règles et de contraintes relatives à la hauteur, à l’implantation et à la densité des constructions à venir dans la zone des Murs à Pêches. Une situation qui vient conforter le point de vue que nous avons défendu depuis le départ à savoir le fait que la densification urbaine doit être maîtrisée, planifiée et respectueuse du cadre de vie des habitants, ce qui n’est pas le cas dans la rédaction actuelle du PLU, notamment dans les Murs à pêches.

 

Comme le rappelle le Président de l’association en question, cette anomalie, avait été relevée dès le début. L’association et ses différents responsables parmi lesquels Pierre MATHON, ancien responsable des Verts 93 et Ile de France, ancien conseiller régional et proche de la municipalité, avaient tirés la sonnette d’alarme, publiquement : « le PLU […] instaure un zonage qui permettra à des propriétaires privés et publics de bétonner, de morceler et de défigurer, de manière irréversible, l’espace des murs à pêches, lui faisant perdre son identité et son intérêt. Il faut ensuite engager une véritable concertation. […] Il serait pour le moins paradoxal qu’une mairie Verte ne prenne pas ces dispositions, contraignant ainsi les écologistes à combattre son projet d’urbanisation des Murs à pêches comme nous avons combattu celui de Jean-Pierre Brard. »

 

Avec le jugement du tribunal administratif, la majorité municipale et par ricochet, les Montreuillois, font les frais de ce que nous avions pointé lors du vote du PLU : « une concertation à la va-vite et le refus des élus de suivre les avis et recommandations de la population et du commissaire enquêteur tels qu’énoncés dans le rapport d’enquête de ce dernier ». Dans le cas précis des Murs à Pêches, le jugement met en évidence une rédaction qui ouvre la voie à ce que nous appelions « une densification débridée ».

 

Nous ne nous réjouissons pas du résultat et des conséquences induites par ce jugement qui sont de nature à mettre en cause la réalisation de certains projets consensuels. Bien au contraire, nous regrettons que nos alertes répétées et nos conseils formulés tout au long des différentes phases d’élaboration du Projet d’Aménagement et de Développement Durable puis du PLU n’aient pas été entendus.

 

L’occasion est donnée à la municipalité, par la contrainte, de revoir sa politique d’urbanisme. Le directeur de cabinet de la maire annonce à la presse qu’il travaille déjà à une révision du PLU ? Il serait bon qu’il sorte de son bureau et que la concertation se fasse sinon les mêmes erreurs conduiront aux mêmes effets.

 

Enfin, et ce n’est pas anodin, l’annulation du PLU donne l’occasion à la municipalité de mettre fin au projet de construction du Parc Aquatique de plein air qui symbolise, à lui seul, la fuite en avant que nous avons régulièrement pointée. Inscrit au PLU par ses rédacteurs, l’occasion est donnée d’y renoncer et de revenir à un projet consensuel qui figurait dans nos programmes électoraux respectifs : la construction d’une piscine. 

 

Au regard de la situation, nous ne pouvons que confirmer nos propos en conclusion de notre intervention lors du débat qui précéda le vote du PLU : « nous considérons que le rôle des élus est d’être à côté et à l’écoute des habitants, pour, avec eux être en capacité de prendre conscience des enjeux et de s'approprier les ambitions collectives. Cela nécessite un travail intense de débat, de confrontation, dans une relation de proximité avec le plus grand nombre de citoyen. » 

 

 

 

 

 

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