Gestion du personnel communal : le rapport qui accable

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Gaylord LE CHEQUER

Conseiller municipal

Président du groupe

Gauche Unie et Citoyenne

Frédéric MOLOSSI

Conseiller municipal socialiste

Conseiller général

de la Seine-Saint-Denis

 

Juliette PRADOS

Conseillère municipale Parti de Gauche

 

Stéphan BELTRAN

Conseiller municipal

Groupe communiste

 

 

Elus au Comité Technique Paritaire

 

 

Gestion du personnel communal

Le rapport qui accable

« En matière de souffrances au travail, tous les voyants sont au rouge selon le rapport de la Médecine professionnelle et Préventive pour 2009 ».

(ce document sera très prochainement publié dans son intégralité sur ce site)

 

 

 

Le 14 mai 2009, au terme de l’examen du projet de nouvel organigramme par le Comité Technique paritaire, ce dernier a émis un avis majoritairement défavorable à ce projet.

 

Avec l’ensemble de nos collègues de la minorité, nous avions alors dénoncé un travail bâclé et inachevé, avec des orientations politiques incertaines, voire inexistantes. Nous attirions l’attention de la municipalité sur le profond malaise qui régnait, de ce fait, chez les agents communaux et dont la souffrance était perceptible. En mars dernier, une journée de grève et de mobilisation du personnel communal avait massivement mobilisée les agents de la ville. Systématiquement, la maire et sa majorité ont voulu nier ou minimiser ce malaise.

 

Et pourtant le rapport de la médecine professionnelle et préventive pour l’année 2009 qui vient d’être rendu public est accablant et ne fait, malheureusement, que confirmer et amplifier ce que nous dénoncions ou pressentions. Les faits sont suffisamment graves pour que les conclusions issues de ce rapport soient connues de tous.

 

Au sujet des souffrances au travail, le rapport constate pour l’année 2009 :

 

§         La montée en charge des demandes de visites émanant d’agents en arrêt de travail

§         La montée en charge des inaptitudes temporaires

§         Le nombre de consultations pour souffrances au travail représente 70% du total des consultations effectuées dans l’année. Parmi elles, 60% concernent des agents du service propreté des bâtiments, 16% appartiennent à des services techniques comme l’atelier et le service voirie travaux, 16% à des services qui accueillent du public.

 

Entre septembre 2007 et septembre 2010, le rapport constate que la situation s’aggrave considérablement en ce qui concerne le nombre d’agents chez lesquels les médecins ont constaté cliniquement une ou plusieurs maladies professionnelles. L’un des médecins chargé de la rédaction de ce rapport déclare : « Fin 2009 et dans les trois premiers mois de 2010, j’ai observé dans mon secteur une montée en charge des demandes de consultations liées :

 

§         Aux effets de la restructuration de certains services.

§         A des situations de conflits collectives internes au service

§         A des situations de maltraitance »

 

Et le médecin de conclure : « En matière de souffrances au travail, les indicateurs sont donc tous au rouge ».

 

Au sujet du nombre de jours d’arrêt de travail, le rapport note que celui-ci a été multiplié par 7 en trois ans.

 

Au sujet des souffrances psychiques liées au travail, que dit le rapport ?

 

Il note une nette augmentation du nombre d’agents qui ont consulté pour des problèmes de ce type, toute situation confondue et il cite :

 

§         Agents victimes d’une maltraitance entre collègues de travail, suffisamment déstabilisés par des tentatives d’intimidation et les menaces répétées pour être hors d’état de retourner dans leurs services

§         Agents souffrant d’un sentiment d’injustice à caractère professionnel

§         Agents victimes de rumeurs

§         Agents victimes d’eux-mêmes atteints de dépressions graves

§         Agents victimes de leur hiérarchie

§         Agents victimes d’agression.

 

Et le rapport de faire remarquer que, dès fin 2009 et surtout dans les six premiers mois de 2010, ces consultations sont montées en flèche.

 

Ce rapport est accablant et nous a profondément bouleversés par la violence des faits qui y sont décrits. La maire ne peut ignorer ce rapport et ne peut continuer à mettre autant de distance et de mépris entre elle et le personnel.

 

Nous avons régulièrement attiré son attention à ce sujet, aujourd’hui c’est la médecine professionnelle et préventive qui l’alerte. Qu’attend Dominique VOYNET pour réagir ? En l’espace d’un an, plusieurs changements sont intervenus à la tête de la direction des ressources humaines de la ville. Le rapport fait d’ailleurs remarqué que « l’absence de DRH a été une véritable catastrophe ». Sur la base de l’exemple des conditions de travail des agents de propreté des bâtiments, le rapport fait remarquer que « la question de l’effectif ne peut pas être contournée. »

 

La gravité des faits énumérés dans ce rapport impose à la maire de faire preuve de responsabilité en changeant radicalement de cap pour répondre au malaise. Nous l’appelons solennellement à réagir.

 

 

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