Eglise Saint-Pierre-Saint-Paul : un patrimoine municipal inestimable du 13ème siècle délaissé par la ville

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE

Gaylord LE CHEQUER et Danièle CREACHCADEC

 

Eglise Saint-Pierre-Saint-Paul

Un patrimoine municipal inestimable du 13ème siècle délaissé par la ville

 

Présentée sur le site de l’office du tourisme de Montreuil comme l’une « des plus belles églises de la région », classée monument historique en 1913, Saint-Pierre-Saint-Paul est un joyau de l’histoire de Montreuil.

 

Église paroissiale du château des rois à Vincennes, sa construction de style gothique débuta au 13ème sicle pour s’achever au 19ème.  Propriété de la ville de Montreuil, c’est à cette dernière qu’il revient d’en assurer la conservation et l’entretien pour permettre aux générations futures de connaître et d’apprécier la qualité historique de cet édifice. Il en est de même pour une large part du mobilier et des œuvres d’art qui s’y trouvent.

 

Dans une récente lettre ouverte aux Montreuillois, l’Association de Sauvegarde de Saint-Pierre-Saint-Paul a souhaité interpeler habitants et pouvoirs publics sur la gravité des conclusions du rapport de la visite du service territorial de l’architecture et du patrimoine dont la mairie a été destinataire en copie le 9 décembre dernier.

 

Interpelés par Gaylord LE CHEQUER à ce sujet hier lors de la séance du Conseil municipal, l’adjoint à la culture et la maire de Montreuil ont voulu minorer la réalité de la situation tout en justifiant leur décision de n’engager aucun travaux de restauration comme leur recommande pourtant vivement le chef du service territorial de l’architecture et du patrimoine (STAP). Dans son rapport, ce dernier s’inquiète notamment de « la sureté de l’édifice » suite à « un état des lieux des extérieurs ». Il constate « un manque patent d’entretien des extérieurs ». Concernant le Bas côté sud il décrit « cette zone présente un véritable danger pour le public » et recommande des « interventions d’urgence » au regard notamment « de l’altération des planchers et de chutes de plâtre ».

 

C’est par mesures d’économies que Dominique VOYNET justifie sa décision de ne pas mener les travaux pourtant qualifiés d’urgents par le STAP. Opposant la restauration et la sauvegarde de cet édifice du 13ème siècle à celle des écoles et gymnases de la ville, ressortant les vieilles rengaines sur l’état des finances de la ville à son arrivée en 2008, la maire va jusqu’à refuser de débourser 9 000 euros pour assurer la restauration d’un retable et d’un tableau peint de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul pourtant eux aussi propriétés de la ville. In fine, sur cette dernière dépense, c’est l’Association de Sauvegarde qui se mobilise et engage une souscription pour pallier au désengagement de la ville.

 

En politique comme dans la vie, tout est question de choix et de priorités. Force est de constater que dans cette affaire - comme dans tant d’autres - Dominique VOYNET est prête à sacrifier le patrimoine historique de la ville sur l’autel de ses caprices. Nous en appelons à la responsabilité de la municipalité qui se doit d’agir pour protéger ce bien public héritage de notre passé. La ville ne peut pas et ne doit pas brader l’unique et le prestigieux monument historique du 13ème siècle de notre commune.

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