Egalité des droits des enfants sourds et malentendants de Montreuil : Appel des élus RGC/PG

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Appel des élus RGC/PG en faveur de l’égalité des droits

des enfants sourds et malentendants

 

Danièle CREACHCADEC, Gaylord LE CHEQUER et Juliette PRADOS

 


A l’occasion de la séance du Conseil municipal de ce jeudi 29 mars et de l’examen du Contrat local de Santé, Danièle CREACHCADEC a eu l’occasion de rappeler notre attachement à l’action concrète des villes en matière d’égalité des droits pour les personnes handicapées.

 

Depuis 27 ans la ville de Champs-sur-Marne est la seule ville de l’académie de Créteil qui permet aux enfants sourds de bénéficier d’un enseignement direct en Langue des Signes Française et cela grâce à trois classes pour enfants malentendants.  Cette politique engagée bien avant la « loi de 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » permet à ces enfants d’apprendre et de grandir avec un niveau scolaire identique à celui des enfants entendant.

 

Le problème, c’est que la ville de Champs-sur-Marne est la seule à avoir eu ce niveau d’exigence. Cette réalité contraint les parents de l’académie à devoir faire face à un véritable parcours du combattant. Imaginez ce que représente pour un habitant de Montreuil, le fait d’avoir à se débrouiller pour emmener son enfant de Montreuil à Champs-sur-Marne, tous les jours. 

 

La mairie de Champs-sur-Marne a été amenée à appliquer le coût réel des services (et donc de la cantine) à tous les enfants (sourds ou non sourds) dont les familles n'habitent pas la ville. Pour limiter l’impact de cette décision, la mairie de Champs-sur- Marne a proposé aux villes de résidence de ces enfants une convention qui permettrait de pouvoir bénéficier des politiques tarifaires de leur lieu de résidence. D’après nos informations, la ville de Montreuil qui accueille au moins une famille d’enfant sourd, est concernée par cette convention mais n’aurait pas répondu à cette proposition. 

 

Une autre proposition aurait été faite, à savoir payer le coût que nous estimerions réel, même s'il était inférieur aux tarifs en vigueur à Champs ou de signer une convention de réciprocité si des enfants Campésiens fréquentaient nos écoles. Là encore, semble-t-il, aucune réponse n’a été apportée. 

 

Nous demandons à Dominique Voynet de prendre les dispositions administratives qui permettront à cette famille montreuilloise de ne plus avoir à subir une situation discriminante alors que la Mairie de Champs-sur-Marne a fait des propositions pertinentes en ce sens. Nous demandons à Dominique Voynet de signer la convention proposée ce qui lui permettrait de traduire ses discours en actes concrets. 

 

Par ailleurs, sur l’ensemble des enfants sourds scolarisés à Champs seuls deux habitent à moins de cinq kilomètres, tous les autres habitent de quinze à cinquante cinq kilomètres de l'école. Une situation parfaitement anormale qui a conduit la ville de Champs à interpeler l’Inspection d’Académie. 

 

La ville de Montreuil pourrait s’associer aux efforts et démarches engagées par la ville de Champs-sur-Marne pour établir un rapport de force qui permettra d’exiger des pouvoirs publics plus d'enseignants en langage des signes permettant ainsi un meilleur maillage du territoire plutôt que des regroupements pas toujours cohérents pour la vie des familles. 

 

Nous proposons enfin, qu’à l’initiative commune de Montreuil et de Champs-sur-Marne, un vœu puisse être adopté et qu’une délégation d’élus de toutes sensibilités se rende auprès de l’Inspecteur d’Académie puis du ministère compétent afin de bénéficier d’un arbitrage positif.

Publié dans Communiqués de presse

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