Dernier budget de l'ére Voynet marqué par l’accélération des transferts à l’intercommunalité et de lourdes pertes de recettes

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Les élus Front de Gauche de Montreuil avaient demandé le report du vote du budget afin, notamment, de contrecarrer les plans de la majorité sortante qui a décidé d’accélérer le rythme des transferts de services, de personnels et de compétences à l’intercommunalité. Une décision totalement irresponsable alors que dans le même temps le gouvernement et sa majorité parlementaire sont en train d’enterrer les intercommunalités qui disparaîtront au profit d’une Métropole du Grand Paris technocratique. Les décisions prises à Montreuil, ajoutées à celles prises par le gouvernement AYRAULT vont avoir des conséquences concrètes et désastreuses pour nos agents municipaux comme pour la qualité de nos services publics de proximité.

 

Le vote du budget de Montreuil entraîne ainsi l’accélération du processus de transfert des agents du cinéma Méliès vers l’intercommunalité et donc, à terme, vers le Grand Paris alors que nous nous battons depuis des mois en faveur de la réintégration - dans le giron municipal - de l’équipement et du personnel de notre cinéma d’art et essai.

 

Dans ce contexte, les voix d’élus non-inscrits auraient été utiles pour mettre en échec les velléités de l’équipe sortante. Il est dommage que les stratégies de courte vue et de division aient prévalues sur l’intérêt général.

 

Plus grave encore, le budget voté samedi - dans la précipitation afin de permettre à la maire sortante de boucler sa valise avant de partir – fait l’impasse sur ce qui se passe au parlement dans le cadre du débat sur le Grand Paris. Or, il y a quelques jours, dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2013, les députés PS et EELV (à l’exception de 2 d’entre eux) ont voté la mise à la charge des collectivités du coût de la mise en place des métropoles à Paris et Aix-Marseille par un prélèvement sur la dotation des communes et des intercommunalités concernées. Cette décision a été condamnée par l’Association des Maires de France car elle pèsera, dès 2014, sur les finances des villes. Rien ne figure de fait dans le budget voté samedi.

 

Ainsi, on nous impose un projet dit de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles mais en plus de cela on nous le fait payer. Pour paraphraser notre collègue Patrick BRAOUZEC : « avec la mission de préfiguration, le gouvernement non seulement demande aux collectivités locales de creuser leur propre tombe, mais en plus ils nous font payer la pelle ».

 

Enfin, sous couvert de devoir respecter des engagements européens en matière de déficits publics, les collectivités sont contraintes à «apporter leur contribution au redressement des comptes publics » en sabrant dans « les dépenses de fonctionnement, en particulier pour les communes ».  

 

Ces orientations, votées par une majorité de parlementaires, socialistes et EELV (exception faite de Noel MAMERE et Sergio CORONADO) permettent de mieux comprendre la passivité et la mollesse de l’intervention de notre collègue Emmanuel CUFFINI qui « prend en considération la baisse annoncée de 1,5 milliards d’euros des concours financiers versés par l’Etat aux collectivités ».

 

Pour notre part, nous ne prenons pas en compte mais nous dénonçons ces mesures car, à Montreuil, cette politique, a un coût : 1.8 millions d’euros de recettes en moins pour le fonctionnement de nos services en 2014 ; auxquels s’ajoutent sur le budget relatif aux activités une baisse spectaculaire de 25,6 % des subventions de l’Etat et une diminution des aides du Conseil général de 10%. Le tout alors que dans le même temps les villes seront mises à contribution pour financer la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires pourtant fortement contestée.

 

Comme cela a été dit par Patrice BESSAC, notre tête de liste pour les prochaines élections,  demain aux responsabilités les élus de Montreuil Avenir renoueront avec l’esprit de combat, de résistance et de responsabilité qui a fait l’attractivité et la force de notre ville. Ils le feront en cohérence avec leurs élus au Conseil général, au Conseil Régional et au Parlement.

 

Oui, nous croyons qu’il existe à Montreuil, une majorité susceptible « de constituer un bloc de gauche » capable de peser en faveur d’un changement de cap du gouvernement. Une majorité qui combat les politiques qui visent à réduire les dépenses publiques car moins de dépense publique, c’est moins de service public.

 

Ce dernier budget de l’ère Voynet n’est malheureusement pas porteur de cette ambition. Les élus Front de Gauche (PCF/FASE/RGC/PG) ont voté contre.

Publié dans Communiqués de presse

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