Communiqué : 13 salariés de la SEM stationnement M2S sous le coup d’un plan de licenciement économique

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COMMUNIQUE DES ELUS DES GROUPES RGC/PG et PCF/FASE

 

Dominique ATTIA, Stéphane BELTRAN, Muriel BENSAID, Jean-Jacques SEREY,

Danièle CREACHCADEC, Gaylord LE CHEQUER, Juliette PRADOS,

 


13 salariés de la SEM stationnement M2S

sous le coup d’un plan de licenciement économique

 


Les conséquences des choix politiques de la municipalité continuent à faire de gros dégâts parmi la population mais aussi le personnel, qu’il s’agisse du personnel communal ou de celui des Sociétés d’Economie Mixte (SEM) de la ville.

 

Le 29 mars dernier, la municipalité décidait de retirer sa confiance à la SEM M2S qui assure depuis de très nombreuses années et sans que ne puisse lui être reprochée la moindre défaillance, la gestion de plusieurs parkings couverts de la ville ainsi que le stationnement payant sur voirie. C’est à un groupe privé, EFFIA, que la ville a donc décidé de confier cette délégation de service public. Les raisons qui ont prévalu à cette décision sont de l’ordre de la recherche d’une rentabilité immédiate pour la ville et cela malgré de prévisibles et lourdes conséquences, à moyen terme pour les Montreuillois et à très court terme pour le personnel actuellement en poste. 

 

La ville brade ainsi des secteurs entiers de l’intervention publique auxquels les Sociétés d’Economie Mixte contribuent pourtant puisqu’elles permettent à l’administration publique une gestion plus souple de ses activités tout en conservant un contrôle fort de la part de la puissance publique par la présence des élus dans le conseil d’administration.

 

Six mois après, cette décision politique a une conséquence humaine dramatique puisque sur l’ensemble des salariés de cette SEM, treize se voient aujourd’hui purement et simplement sous le coup d’un plan de licenciement économique. La municipalité aimerait ne pas avoir à assumer publiquement cette situation, conséquence directe d’une décision de privatisation contestable, mais les salariés sont en droit d’exiger des explications à la ville, principale actionnaire de la SEM.

 

Nous demandons aux représentants de la ville au sein du Conseil d’administration de la SEM M2S d’engager un véritable dialogue social avec les salariés en refusant l’individualisation des procédures et en respectant l’ensemble des procédures garantissant le droit des salariés.

 

Nous demandons enfin que cessent toutes privatisations de missions de service public. Privatisations que nous jugeons incompatibles avec la nécessaire sauvegarde de l'emploi et la nécessaire lutte contre la précarisation de l'emploi. Cela est vrai dans le cas présent où il s'agit de missions assurées par les SEM de la ville comme cela est vrai dans le cas des missions assurées par les services municipaux en refusant, par exemple, le recours à une société privée pour le nettoyage de la voirie.

 

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