A court d'arguments pour défendre leur PLU, les élus de la majorité sortent l'artillerie lourde... de ridicule !

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A court d’arguments pour défendre leur P.L.U. 

 

les élus de la majorité sortent l’artillerie lourde… de ridicule !

 

 

A court d’arguments et face aux difficultés rencontrées par Dominique VOYNET et son équipe pour faire passer leur projet d’urbanisme, les élus de la majorité municipale cherchent à allumer des contre-feux et vont, pour cela, jusqu’à faire appel aux ficelles les plus énormes et les plus ridicules.

 

La dernière en date a été lâchée par la première adjointe à la Maire, renvoyant les opposants au Plan Local d’Urbanisme et toute personne s’aventurant à formuler des critiques ou des inquiétudes à des opposants… à la construction d’écoles. Rien que ça !

 

Un angle d’attaque sur lequel s’est également aventuré, à ses dépends, l’élu à la petite enfance lors de la séance du conseil municipal avant que ne lui soit rappelé qu’en politique comme dans le privé l’honnêteté est une valeur qui ne devrait pas se fourvoyer dans ce genre de basses stratégies. 

 

Voilà donc l’argument suprême déployé désormais pour tenter de culpabiliser les Montreuillois.

 

A ceux qui s’étonnent que l’animation de réunions publiques « dites de concertation » soient menées par des aménageurs ou des promoteurs privés (et non pas par des élus) à ceux qui s’étonnent de voir la salle de la Maison des associations mobilisée pour les réunions de promoteurs, à ceux qui réfutent le choix de confier à des aménageurs privés l’aménagement d’une ZAC aussi importante que la ZAC Accacia ou une opération comme celle de l’Ilot de l’Eglise, au commissaire enquêteur lui-même, qui - dans son rapport sur le PLU - alertait sur « cette hausse démographique naturelle à laquelle s’ajoutera sur les années à venir une hausse démographique liée à la production de logements » et aux conséquences que cela fera peser en terme de besoins d’équipements, à ceux qui disent qu’une piscine écologique ce n’est pas la même chose qu’une base de loisirs aquatiques de plein air posée en plein secteur des Mûrs à Pêches, à ceux qui disent que la ville ne combat pas assez la spéculation ce qui conduit Montreuil, en 2012, parmi les villes où les prix du loyer au m² sont les plus élevés derrière Rueil-Malmaison, Antony ou encore Neuilly-sur-Seine ; à ceux qui disent qu’il est possible de densifier dès lors que cela est maitrisé, planifié, préparé, mais avant tout concerté et expliqué dans un échange permanent et respectueux avec les habitants, à ceux qui s’étonnent que les deux élus successifs à l’urbanisme aient fini par claquer la porte de la majorité constatant leur impuissance à faire entendre la voix des Montreuillois au sein d’un exécutif replié sur lui-même.

 

A tous ceux là, la Première adjointe répond « qu’il y en a marre du faux débat sur la concertation », qu’ils sont des « anti-écoles » ou « anti-crèches » après avoir été des « anti-roms », « anti-écolos »… En agissant de la sorte l’élue omet de rappeler qu’habitants, élus, parents d’élèves et enseignants ont tous été porteurs de propositions destinées à améliorer un projet qui laissait beaucoup de monde sceptique en raison principalement de sa taille et de sa localisation.


Autant de propositions systématiquement rejetées pour aujourd’hui renvoyer les Montreuillois aux rangs d’irresponsables. Autant d’alertes de la part des élus des minorités balayées d’un revers de main.

 

En se comportant ainsi, la municipalité n’a rien à gagner, si ce n’est à se construire elle-même des adversaires et des opposants qui n’ont à la base pas d’autre objectif que de contribuer à l’amélioration de leur quotidien et de leur cadre de vie par amour de leur ville. 

Publié dans Communiqués de presse

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