Exonération de taxe professionnelle pour les librairies indépendantes

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INTERVENTION LORS DU CONSEIL MUNICIPAL DU 24 SEPTEMBRE
 

 

Evidemment, nous voterons pour cette délibération car nous partageons nombre des arguments qui viennent de nous êtres exposés par notre collègue Daniel CHAIZE en particulier pour le maintien et le développement culturel par le livre. 
 

Nous saluons donc votre initiative avec cette délibération. Vous conviendrez cependant avec nous qu’il s’agit là d’un fusil à un coup puisque nous savons tous que la réforme des finances locales qui accompagnera la réforme institutionnelle voulue par le Président de la République prévoit, notamment, la suppression de la taxe professionnelle, dès l’année prochaine. Ainsi, les librairies indépendantes comme Folies d’Encre ne bénéficient là que d’un soutien très ponctuel et donc très modeste.

 

Si la taxe professionnelle est loin d’être parfaite et méritait d’être remise à plat, il n’en demeure pas moins que de très nombreux élus ont manifesté leur grand scepticisme face aux mesures annoncées par le ministre de l’intérieur lundi.

 

Les présidents de conseils généraux se sont opposés, lors de leur congrès à Clermont-Ferrand, à la réforme fiscale proposée par le gouvernement et qui conduit inexorablement à asphyxier financièrement les collectivités locales. En l’état, cette réforme conduirait les collectivités à perdre une part très importante de leurs ressources fiscales sans garanties de compensations. Une situation à laquelle il faut ajouter le risque réel d’une baisse de la dotation de l'État aux collectivités. Pour Montreuil, nous mesurons tous les conséquences dramatiques que cela pourrait engendrer sur le budget de la ville.

Au delà de cette délibération, comment entendez-vous prolonger, concrètement et de manière pérenne, le soutien ponctuel que vous accordez aux librairies indépendantes avec cette délibération ? Se limiter à cet acte positif mais ponctuel donnerait raison à monsieur PETITJEAN sur l'absence de clareté de la politique culturelle qui est la vôtre et que nous pourrions qualifier, en l'état, de politique culturelle de courte vue.

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